Chez Piaget, la couleur n’est pas un effet. Elle est une culture. Une manière d’aborder la création, de penser la matière et de faire dialoguer les pierres avec l’or depuis plusieurs décennies. Avec Colours of Extraleganza, la Maison signe le dernier acte de sa trilogie de Haute Joaillerie consacrée à l’Extraleganza et livre une collection où la couleur devient à la fois sujet, structure et émotion.

© PIAGET
Après Essence of Extraleganza en 2024 puis Shapes of Extraleganza en 2025, ce nouveau chapitre rassemble soixante-cinq créations qui prolongent l’esprit libre et créatif des années 1960 et 1970, période fondatrice dans l’histoire esthétique de Piaget. Une époque où les frontières entre joaillerie, design, art et horlogerie semblaient s’effacer au profit d’un langage plus instinctif, plus audacieux.
Cette liberté se retrouve dans chaque composition. Les pierres précieuses et ornementales sont choisies autant pour leur personnalité chromatique que pour leur rareté. Les bleus profonds rencontrent des verts lagon, les reflets des opales dialoguent avec les nuances de la nacre, tandis que l’œil de tigre apporte ses vibrations chaleureuses à des constructions d’or gravé. La couleur n’est jamais utilisée comme un accent : elle devient une matière à part entière. Parmi les ensembles emblématiques, le collier Blue Illusions résume à lui seul cette approche. Un saphir du Madagascar, une tourmaline Paraíba et une opale noire composent un paysage mouvant où les nuances semblent se transformer à chaque mouvement. L’architecture du bijou, ponctuée de diamants, de saphirs et de tourmalines baguette, joue avec la perception et crée une lumière en perpétuel déplacement.
Autre hommage à l’histoire de la Maison, Flamboyant Links revisite le sautoir-montre lancé en 1969. Ici, les maillons d’or rose s’entrelacent avec l’œil de tigre dans une composition transformable qui se porte tour à tour en collier, ras-de-cou ou bracelet-montre. Une création qui rappelle combien Piaget a toujours cultivé le dialogue entre joaillerie et horlogerie.
La collection explore également le travail de l’or, signature historique de la Maison. Dans Gold Swirl, les volumes ondulent autour de tourmalines bleu-vert et d’opales de feu, tandis que le célèbre godron, longtemps réservé aux garde-temps, fait son entrée dans l’univers de la Haute Joaillerie. L’or y agit comme une couleur supplémentaire, capable d’apporter rythme, relief et profondeur. Avec Gems Pop, enfin, Piaget convoque l’esprit graphique des années 1980. Les teintes mandarine, rose et blanc s’assemblent dans des compositions aux lignes asymétriques où les pierres semblent flotter entre art et design. Une évocation subtile du mouvement Memphis, dont la couleur constituait le principal manifeste.
À travers Colours of Extraleganza, Piaget ne célèbre pas seulement la richesse de sa palette. La Maison rappelle que la couleur appartient à son identité depuis l’invention du calibre extra-plat en 1957, qui ouvrit la voie à l’utilisation des pierres ornementales sur les cadrans. Une histoire qui se poursuit aujourd’hui sous une forme nouvelle, où chaque nuance devient une expression de style.






