Esprit Joaillerie a eu le plaisir de rencontrer l’architecte joaillier
Marc Deloche. Ce créateur de bijoux est également un architecte reconnu, en conjuguant ces deux métiers Marc jongle entre deux rapports d’échelles qui ont du sens. Lignes graphiques, design et bijoux sont un ensemble vertueux. Très vite le bijou peut devenir un peu comme un talisman auquel on se rattache comme par exemple sa fameuse bague médaille.
Je vous laisse donc découvrir un peu plus ce créateur talentueux.

Marc Deloche
© Marc Deloche

Marc, comment vous est venue cette passion pour la joaillerie ?

Tout petit les bijoux avaient déjà un pouvoir attractif sur moi.
Je pense que les bijoux sont attirants par leur éclat et leur rareté, la finesse de cet ornement précieux a capté mon regard très tôt. Je me souviens être allé au Louvre avec mes grands-parents voir le Régent et
les Joyaux de la Couronne exposés, cela me fascinaient littéralement.

Bague Jeudi Opale, Calcédoines, Citrines, Or Jaune © Marc Deloche

Mais comment passe-t-on du métier d’architecte à celui de joaillier ?

Je ne suis pas certain que l’on passe de l’un à l’autre pour moi le métier d’architecte fait appel à la créativité qui peut être au service de nombreux supports. Il n’est pas rare de voir des architectes qui peignent, qui sculptent qui créent des éléments inhérent à leur projets comme du mobilier des poignées de portes …
Le bijou fait parti aussi de cet univers, ce n’est qu’un rapport d’échelle qui est différent.

Manchette Elliptique
Corail, Or, Argent
© Marc Deloche

Vous êtes architecte DPLG, qu’est ce que cette formation apporte au bijou ?

Ma vision est différente, c’est une approche tournée vers une modernité qui peut s’amuser avec la tradition.

Bague Vendredi
Tourmalines, Or Rose
© Marc Deloche

Y a-t-il un bijou célèbre qui vous fasse rêver ?

Précédemment je vous ai parlé de mes souvenirs au Louvre, ces bijoux exposés que j’ai pu apprécier tout jeune me fascinent encore. Il y en a d’autres également, par exemple j’aime beaucoup le travail des années 70, celui des années 40 et 50.

Je suis sensible au travail de Paul Flato, Seaman Schepps, Henry Dunay mais aussi
Jean Vendome et bien d’autres. Souvent, je pense que tout a été fait et que les nouvelles générations ne font que réinterpréter. Il suffit pour s’en convaincre de regarder certaines grandes marques qui perdurent grâce à des modèles emblématiques qui ont été créés il y a déjà longtemps.
Ces créations traversent les époques sans se démoder, elles sont tellement modernes pour leur époque qu’elles le restent encore aujourd’hui.

Bague Lundi Beryl, Diamants, Or Blanc © Marc Deloche

Quand est-il des pierres, y-a-t-il une gemme que vous préférez ?

J’aime beaucoup les pierres dures comme le Lapis-Lazuli, la malachite, l’oeil de tigre et le corail. Egalement le diamant.

Bague Antiope
Oeil de Tigre, Or
© Marc Deloche

Pouvez-vous nous présenter deux de vos créations ?

Lorsque j’ai crée la bague médaille, qui est un bijou emblématique Marc Deloche, il y a maintenant 22 ans, ce qui m’avait inspiré c’étaient les gourmettes que l’on voyait sur nos grand mères.
A l’époque y étaient fixé de nombreuses médailles et autres pendentifs, parfois plus figuratifs, souvenirs d’une vie qui tintaient autour du poignet.
Cette bague a je pense rencontré un grand succès en raison du bruit et du mouvement qu’elle opère sur le doigt. Le cliquetis devient addictif et fait parti de votre vie,
sans lui il vous semble que quelque chose vous manque. 

Bague Médaille
Argent
© Marc Deloche

Pour la joaillerie, je conserve toujours cette idée de mouvement, j’aime aussi l’idée de l’assemblage. Je pense à un bijoux que j’ai réalisé pour la collection numéro 6, c’est un bijoux qui part d’un collier modèle Lyssipé qui se démonte pour se transformer en manchette et en paire de boucle d’oreilles.
L’idée d’avoir trois bijoux en un est quelque chose que je trouve amusant, qui permet de varier en fonction de ses envies de ses humeurs.
Peut-être que cet aspect « mécanique » vient de ma formation d’architecte.

Collier Lysippé
Diamants, Or.
© Marc Deloche

Avez-vous une anecdote autour d’une de vos créations ?

Dans mon univers, j’ai aussi une collection de bagues animalières dont une tête de Bouledogue en argent, dans laquelle nous avons enfermé un jour les cendres d’un bouledogue, animal de compagnie d’une cliente, qui nous avait fait cette demande peu commune mais que j’ai trouvé très touchante.

Bague Bouledogue
Argent
© Marc Deloche

Quelle musique vous inspire lorsque vous créez ?

Tous les types de musiques m’inspirent.

Boucles d’Oreilles Penthésilée
Or Jaune
© Marc Deloche

Une oeuvre d’art que vous aimez ?

Soulages, habitant à Toulouse j’ai la chance de pouvoir souvent admirer ses oeuvres au musée qui lui est consacré à Rodez.
Son oeuvre force la réflexion voir la méditation.

Bague Samedi
Email, Or Blanc
© Marc Deloche

Y a-t-il un joaillier qui vous a inspiré ?

En plus de ceux que j’ai pu déjà vous citer précédemment, je pense à Jeanne Toussaint qui a fait un travail remarquable chez Cartier et à Suzanne Belperron qui a aussi réalisé des bijoux qui restent trés actuels et qui pour moi font référence.

Collier Thalestris
Or et Argent
© Marc Deloche

Quels sont vos projets d’avenir ?

Continuer à créer des bijoux, des intérieurs, des extérieurs comme je le fais aujourd’hui.

Cher Marc, un grand merci pour nous avoir fait partager un peu de votre esprit créatif.

Marc Deloche
220 rue de Rivoli 75001 Paris
9 rue Antonin Mercié 31000 Toulouse

marc-deloche.com

Raluca Anghel, directrice Europe du Natural Diamond Council, s’est entretenue avec Esprit Joaillerie pour présenter un peu plus la mission du Natural Diamond Council.

Raluca Anghel Directrice Europe du Natural Diamond Council

Raluca, pourquoi les mines ont-elles décidé de s’unir pour protéger le diamant naturel ?
Quel a été le déclencheur ?

Pendant plus d’une décennie, les mines de diamants ont mené leurs révolutions culturelles et industrielles pour être en phase avec un constat :
répondre au besoin en développement durable & renforcer leurs engagements sociaux.

 Aujourd’hui, pour l’ensemble de ces acteurs, il est impossible de faire abstraction des paramètres environnementaux, de ne pas prendre en compte les besoins et l’accompagnement des communautés locales.  Il est aussi important de travailler en étroite collaboration avec les gouvernements de manière efficace et transparente.
Il s’agit d’avoir des pratiques commerciales éthiques et durables comme la gestion de l’environnement, promouvoir la santé et le bien-être des employés. Cela se fait à l’unisson avec la nécessité de partager les bonnes pratiques et de répondre aux consommateurs de plus en plus exigeants au sujet de ces questions.

C’est pourquoi « Only Natural Diamonds » représente la marque dédiée aux consommateurs du NDC, et vise à inspirer et à informer les consommateurs sur les valeurs et l’héritage des diamants naturels, ainsi qu’à mettre en avant les innovations importantes et ce à travers le monde entier.
Le diamant est naturel et éternel.

Diamants Naturels Brut
© NDC

Pouvez-vous nous présenter les sept mines qui se sont associées au NDC ?

Voici les sept mines qui se sont associées au Natural Diamond Council :

ALROSA qui est l’une des principales sociétés d’extraction de diamants dans le monde.
Elle exploite plus de 20 sites d’extraction de diamants en Russie et représente 27 % de la production mondiale en volume et 95 % de la production globale de la Russie. ALROSA compte plus de 34 500 employés et a produit 38,5 millions de carats de diamants bruts en 2019. La société est présente dans la République de Sakha (Iakoutie), dans la région d’Arkhangelsk. La Iakoutie, où se situent la plupart des opérations d’ALROSA, est une région éloignée de l’extrême Est de la Russie, avec un climat rude mais un paysage étonnant de forêts, de rivières, de montagnes et de vallées.

De Beers Group : Créé en 1888, De Beers Group est l’une des principales sociétés diamantaires au monde, spécialisée dans l’exploration, l’exploitation et la commercialisation des diamants. Avec ses partenaires, le groupe De Beers emploie plus de 20 000 personnes dans la filière du diamant. Les employés du De Beers Group s’engagent à « Construire pour toujours », une approche holistique et intégrée pour créer un avenir meilleur, plus juste, plus sûr, plus propre et plus sain, où la sécurité, les droits de l’homme et l’intégrité éthique restent primordiaux, et où les communautés prospèrent et l’environnement est protégé. 

Petra Diamonds est un groupe indépendant de premier plan dans le domaine de l’extraction de diamants, avec un portefeuille diversifié de quatre mines productrices des légendaires diamants (Finsch, Cullinan et Koffiefontein en Afrique du Sud et Williamson en Tanzanie). Petra Diamonds fait partie de l’indice FTSE4Good, qui mesure les performances des entreprises faisant preuve de solides pratiques environnementales, sociales et de gouvernance. 

 Rio Tinto exploite la célèbre mine de diamants de couleurArgyle, dans la région de l’Est de Kimberley en Australie occidentale et la mine de diamants Diavik dans les Territoires du Nord-Ouest, une région éloignée du Canada. En 2019, pour la deuxième année consécutive, Rio Tinto a été classée première entreprise d’extraction et deuxième au classement général des entreprises en matière de droits de l’homme. Elle a également été incluse dans le Dow Jones Sustainability Index Metals & Mining Sustainability Leaders group et dans les indices FTSE4Good.

RZM Murowa est le propriétaire majoritaire et l’opérateur de la mine de diamants de Murowa au Zimbabwe. La mine emploie près de 900 personnes, dont 46 % proviennent de la communauté locale. L’entreprise est un partenaire clé du développement des communautés environnantes et a travaillé avec les autorités pour entretenir les routes, fournir l’électricité aux centres de santé et aux écoles, gérer l’eau et construire des ponts et des routes. 

Lucara Diamond est une société canadienne d’extraction de diamants qui possède et exploite à 100 % la mine de diamants de Karowe au Botswana. Karowe est l’un des plus grands producteurs mondiaux de diamants de haute qualité de plus de 10,8 carats, appelés « specials ». Lucara détient une participation de 100 % dans Clara Diamond Solutions, une plate-forme de vente numérique qui utilise des analyses propriétaires ainsi que des technologies de cloud et de « block chain » pour transformer le processus de vente de diamants bruts, en faisant correspondre la demande à l’offre et à la provenance.
Lucara emploie près de 900 personnes, dont 99 % sont des ressortissants du Botswana.
Les femmes représentent 29 % de la main-d’œuvre de l’entreprise.

Dominion Diamond Mines possède des intérêts dans deux grandes mines de diamant en production dans les Territoires du Nord-Ouest du Canada. La société possède la mine de diamant Ekati et travaille avec Rio Tinto sur la mine de diamant Diavik, dans laquelle elle détient une participation de 40 %.
Elle fournit des diamants bruts sur le marché mondial grâce à ses activités de tri et de vente au Canada, en Belgique et en Inde.

Tous nos membres doivent respecter les codes éthiques de notre groupe, en mettant l’accent sur des pratiques minières conscientes et durables. Elles doivent aussi être un soutien des communautés de mineurs.

Quelle est la mission du NDC ?

La mission du Natural Diamond Council est de faire progresser l’intégrité de l’industrie moderne des bijoux en diamant et d’inspirer, d’éduquer et de protéger le consommateur.

Le Natural Diamond Council (NDC) à pour but d’augmenter l’intérêt pour les diamants, en publiant des articles de fond intéressants et en partageant avec les consommateurs des informations sur l’intemporalité et la singularité de cette remarquable pierre naturelle.
Notre portail « Only Natural Diamonds » sert de fenêtre de découverte de l’univers du diamant naturel.

 Nous nous efforçons également de soutenir l’intégrité de l’industrie du diamant naturel, en offrant une transparence et un aperçu de l’éthique, de la durabilité et des progrès de ce secteur. Tous nos membres doivent respecter les codes éthiques de notre groupe, en mettant l’accent sur des pratiques minières conscientes et durables soutenir les communautés d’extraction de diamants.
Notre rôle est vital car il contribue à une industrie qui soutient les moyens de subsistance d’environ 10 millions de personnes dans le monde.

Diamant Naturel Brut
© NDC

Comment allez-vous communiquer pour mettre en avant le diamant naturel ?

Comme vous le savez, nous avons lancé une campagne de communication internationale en septembre de cette année avec notre première égérie Ana de Armas.
Notre campagne « For moments like no other » est destinée au grand publique.

En France, nous sommes aussi associés à nos partenaires professionnels dans le cadre du Collectif Diamant pour prodiguer des formations autour du diamant naturel.

Nos plateformes digitales et notre marque « Only Natural Diamonds » nous permettent de nous adresser directement au consommateur et de l’éclairer davantage au sujet du diamant naturel.

Nous continuons de développer notre plateforme digitale « Only Natural Diamonds » et d’investir dans les réseaux sociaux. Nous souhaitons devenir une destination digitale avec du contenu innovant et pertinent. Ce contenu est développé en partenariat avec une sélection de contributeur estimé et expérimenté, et également avec de nouveaux talents tous issus de l’univers de la joaillerie, de la mode et du design. Notre ambition est de rétablir le rêve et la magie qui font que le diamant naturel est unique !

Le diamant naturel est le symbole ultime des moments les plus importants de la vie, il est une source authentique d’inspiration créative et d’expression de soi et l’incarnation la plus pure de nos émotions.

Nous avons également choisi de nous associer à Ana de Armas en tant qu’ambassadrice mondiale afin de construire le prochain chapitre de l’histoire des diamants naturels, un chapitre décontracté, amusant, énergique et, plus important encore, motivé par l’échange et l’expérience.

Anna de Armas personnifie de façon innée tout ce que NDC représente, joyeuse, confiante, positive, réfléchie et engagée dans les valeurs durables et d’intégrités.

 Nous voulons apporter une approche contemporaine au rêve du diamant, en redéfinissant les moments traditionnels et la conception des bijoux.

Qu’est ce qui vous a amené à défendre le diamant naturel ? Quel est votre parcours ?

Il y a un an, suite à un déménagement sur Londres, j’ai rejoint l’industrie du diamant qui est unique. Auparavant, je travaillais à Bruxelles, d’abord dans le secteur de la technologie chez Microsoft, puis dans les institutions européennes. J’ai toujours été active sur des sujets qui ont un impact sur les gens tels que l’éducation, le développement des compétences, l’innovation, les affaires sociales, les droits de l’homme et l’économie circulaire.
L »industrie du diamant m’a intrigué en découvrant son impact sur le local.
Personne ne peut choisir où se trouvent les diamants sur cette terre et il se trouve qu’ils sont apparus dans certaines des régions les plus reculées. Ces zones avaient des opportunités d’emploi et de développement limitées. La création d’une industrie  exige la mise en place d’infrastructures. L’industrie s’est développée en étant pleinement intégrée dans les communautés embauchant localement, assurant le renforcement de l’éducation, le paiement des impôts et des redevances et fournissant des plates-formes pour de nombreuses autres entreprises et entrepreneurs locaux .
C’est un exemple concret du principe important «bien faire en faisant le bien».

Diamants Naturels Taille Brillant
© NDC

Que représente le diamant naturel pour vous ?

Pour moi, les diamants naturels sont un symbole quotidien, un rappel de moments magnifiques et uniques de la vie et d’expériences vécues avec les êtres chers.

Et au-delà de cela, il y a un cadeau incroyable à transmettre, à travers les générations, en veillant à ce que notre histoire se poursuive et qu’elle crée l’unité. C’est un cadeau naturel précieux et rare, unique à chacun d’entre nous et à nos proches, mais les diamants représentent bien plus que des bijoux, ils laissent un héritage positif aux communautés où ils se trouvent et ils ont une belle histoire.

Au fur et à mesure qu’ils font partie de nos vies, les diamants aident à construire des écoles, fournissent des compétences d’apprentissage, autonomisent les femmes, aident à construire des infrastructures indispensables, fournissent des emplois de qualité et protègent la biodiversité et les réserves naturelles. Dans certains cas, ils aident même à construire des nations !


naturaldiamondcouncil.com

A l’occasion du salon Bijorhca PARIS de janvier, Esprit Joaillerie a rencontré la créatrice de bijoux Laurence Oppermann.

Laurence partage avec nous sa vision du bijou d’artiste, audacieuse, elle transforme la matière dans un esprit sculptural.

Laurence Oppermann & Esprit Joaillerie
© Ejcw / Laurence Oppermann

Comment êtes-vous devenue créatrice joaillière ?

Après un cursus classique, j’ai suivi des études en conception et design graphique, mais j’ai rapidement pris conscience que le rapport à la matière me manquait. J’ai intégré l’école des Arts Décoratifs de Genève (ENSAD) afin d’apprendre à développer un processus de création complet.

Durant trois ans, j’ai pu découvrir le métal et je me suis passionnée pour cette matière brute.
Partir d’une plaque ou d’un fil et voir le métal se transformer est captivant et gratifiant. En forgeant, on voit l’empreinte du marteau et la matière qui change de volume.
Forger et marteler, des gestes qui me plaisent profondément, et qui m’ont décidé à en faire ma spécialité et de m’installer en tant que bijoutière-joaillière.

Bague « Première Rosée », diamants, 3 ors.
© Laurence Oppermann

Pouvez vous nous présenter une de vos créations ?

La bague « Fil du Temps ». Cette bague est constituée de deux demi-sphères d’or forgé et martelé reliées par un fil d’or tricoté. Cette création est à la fois volumineuse et légère à porter. J’apprécie tout spécialement la représentation du temps dans cette création, la mobilité et le rapport au corps. Ce bijou est l’union d’un développement artistique doublé d’une parfaite maîtrise technique du forgeage et du martelage.

Un savoir-faire qui constitue la signature de mes créations.

Bague « Fil du Temps »
Fil d’or tricoté.
© Ejcw / Laurence Oppermann

Que représente le bijou pour vous ?

Le bijou est une sculpture, c’est un objet unique qui représente  la personne qui le porte et qui vit sur la personne. J’aime que ce bijou soit fort, qu’il ait du poids. J’aime sentir sa présence.

Bague « Première Rosée », pierres fines, argent.
© Laurence Oppermann

Avez-vous une pierre de prédilection ?

J’aime le diamant, diamant brut, tailles anciennes, tailles rose. J’aime le diamant pour son éclat, qui vient rehausser des formes sculpturales, architecturales. Tout comme le métal, j’aime ce symbole de dureté.

Bague Tribale en or jaune martelé, diamants.
© Laurence Oppermann

Qu’est ce qui a déclenché votre envie d’exposer à Bijorhca PARIS ?

Tout d’abord, ma rencontre avec Francis Van de Walle lors du dernier salon Révélations, et aussi l’envie de « prendre la suite » après Hélène Courtaigne Delalande et Jean Boggio qui sont 2 créateurs que j’apprécie par leur personnalité et leurs univers bien spécifiques et différents de ce que j’avais pu voir sur ce salon.

J’ai saisi cette opportunité d’exposer et montrer mon travail de création qui opère un changement en donnant une place aux pièces uniques.

Bracelet « Constellation » saphirs, en or et argent
© Laurence Oppermann

Que représente le salon Bijorhca PARIS pour vous ?

Un salon historique avec l’ensemble des métiers du secteur, de la fantaisie à la joaillerie, qui progresse chaque année.

Bagues « Calice » en argent.
© Ejcw / Laurence Oppermann

Comment ressentez vous le secteur des bijoux de créateurs ?

C’est un secteur de passion, qui devrait être mieux représenté et reconnu des professionnels et du grand public.

Un secteur de niche, adressé à une clientèle d’initiés, qui prend de l’essor au fil des années. La clientèle est séduite par l’approche et la démarche artistique qui est extrêmement variée dans des formes et matériaux divers, ce qui permet aux personnes de porter des pièces uniques et réellement personnelles.

Bague « Première Rosée », pierres fines, argent.
© Laurence Oppermann

 

Merci Laurence de nous avoir fait découvrir votre univers riche, un univers de créatrice.

Laurence Oppermann
183, rue Cuvier
69006 Lyon France

Esprit Joaillerie a rencontré la chaleureuse créatrice de bijoux Marie Poniatowski. Marie a partagé ses créations, des bijoux féminins de caractères.

Marie Poniatowski & Esprit Joaillerie Charlotte Wannebroucq

Comment êtes-vous devenue créatrice de bijoux ?

Il y a 15 ans, une envie soudaine de changer de métier (j’étais assistante à la mise en scène dans le cinéma). J’avais en moi une passion depuis toujours, les bijoux anciens et l’idée de créer une marque de joaillerie fine, accessible pour les femmes, qu’elles peuvent s’offrir toutes seules.

Cherry Blossom earrings
© Marie Poniatowski / Stone Paris

Que représente le bijou ?

Il est une transmission de génération en génération.
Cette idée est très importante à mes yeux, de créer aussi des bijoux qui sont comme une seconde peau, avec lesquels on peut vivre tout le temps, du métro le matin à un diner le soir.

Stone Paris
© Marie Poniatowski / Stone Paris

Le bijou qui ne vous quitte jamais ?

Mon alliance bien sûr, ma boucle d’oreille Ama (que j’ai faite pour ma grand-mère), ma bague Tess (pour ma fille) et mes croix Blood Diamonds.

Stone Paris
© Marie Poniatowski / Stone Paris

Quelle est votre pierre préfèrée ?

Le diamant, j’ai toujours adoré cette pierre, pour sa pureté, sa brillance, il se porte avec tout !!!

Stone Paris
© Marie Poniatowski / Stone Paris

Un lieu qui vous inspire ?

Paris ! j’ai tellement de chance de vivre dans la plus belle ville du monde avec son histoire, ses monuments ….les bijoux anciens bien sûr  et les voyages. Je réfléchis à mes nouvelles collections souvent la nuit avant de m’endormir, j’ai des flashs dont j’essaye de me souvenir le matin au réveil !

Stone Paris

Un livre que vous n’avez pas oublié ?

l’Etranger d’Albert Camus , une pure merveille !

Stone Paris
© Marie Poniatowski / Stone Paris

Une musique que vous écoutez ?

Il y en a plein ! (David Bowie, U2 , Crowded House, Eels…) mais en ce moment j’écoute deux chansons totalement différentes :
le premier jour du reste de ta vie de Etienne Daho et Last Dance de Rhye

Stone Paris
© Marie Poniatowski / Stone Paris

Que peut-on vous souhaiter ?

De continuer à faire le métier que j’adore en gardant toujours mon identité et d’essayer de donner le meilleur de moi même aux gens que j’aime.

Chère Marie, merci de nous avoir fait partager votre passion,
retrouvons-nous rue du Mont Thabor pour découvrir vos prochaines créations.

Stone Paris
28 rue du Mont Thabor 75001 Paris

Stone.com

A l’occasion du salon BIJORHCA PARIS, Esprit Joaillerie a rencontré Alain Porchet, président de la maison Porchet.

Alain Porchet et Esprit Joaillerie
© Ejcw

Pouvez-vous en quelques lignes présenter la société Porchet,
sa spécialité ?

La maison Porchet a été fondée à Nice en 1928 par mon grand-père Maurice Porchet. Elle est connue alors pour le diamant et les bijoux.
La maison Porchet s’est ensuite tournée vers les perles, d’abord les japonaises,  mais c’est le succès de la perle de Tahiti qui va faire notre renommée.
Aujourd’hui la maison Porchet est présente sur tous les lieux de perliculture Australie, Birmanie, Tahiti, Japon, Chine…

Perles Akoya et Perles Tahiti
© Ejcw

Depuis combien d’années exposez-vous à BIJORHCA ?

Nous exposons au salon Bijorhca depuis 1981.
Les premières années, nous étions en liste d’attente, le salon étant surchargé d’exposants. Avec quelques autres fabricants, nous avons dû exposer dans un bâtiment des Arts de la Table, rue Paradis où un système de navettes nous reliait à la Porte de Versailles.
Nous avons par la suite participer à toutes les sessions, Porte de Versailles, à Villepinte et à Vincennes.

Perles Gold
© Ejcw

Que recherchez-vous dans ce salon, que vous a-t-il apporté ?

Le salon nous a permis d’accroître notre visibilité sur le marché Français et d’appuyer nos commerciaux en présentant à nos clients la totalité de l’offre de la maison Porchet.
Nous y avons régulièrement fait de nouveaux clients européens.

© Ejcw

Comment ressentez vous l’évolution du marché de la perle ?

Aujourd’hui le marché de la perle accuse un certain tassement.
Aucune promotion n’est plus assurée par les différents producteurs, comme ce fut le cas du Jetro Japonais et du GIE Perles de Tahiti.

© Ejcw

Qui sont les clients des perles de Tahiti, South Sea .. que vous rencontrez au salon ?

Au salon, nous rencontrons à la fois des détaillants classiques acheteurs de bijouterie et de produits traditionnels (comme les rangs de perles, les boucles d’oreilles perles de Tahiti,…)
et des créateurs à la recherche de perles pour leurs fabrications.

Saphir Orange, Perle Gold, Diamants.
© Ejcw

Toutes les rencontres que nous avons faites à Bijorhca étaient l’occasion de partager notre savoir-faire. D’échanger sur la beauté des perles, leur couleurs, formes et éclats. Un beau rang de perles de Tahiti, un appairage de perles des mers du sud chaque rendez-vous est l’occasion de transmettre notre passion des perles.
Merci Alain cet échange, nous vous retrouverons prochainement à BIJORHCA.
BIJORHCA
The international Jewellery Show
6 au 9 septembre 2019
Bijorhca.com