Venise ne se résume jamais à son décor. Derrière les façades qui se reflètent dans la lagune, il y a des ateliers, des mains patientes, des savoir-faire qui traversent les siècles. C’est cette ville plus discrète que Buccellati choisit de raconter avec Serenissima, sa nouvelle collection de Haute Joaillerie.

© BUCCELLATI
La Maison italienne ne s’attarde ni sur les palais ni sur les gondoles. Elle préfère suivre le fil d’une dentelle de Burano, observer la lumière traverser un verre de Murano ou retrouver le tombé d’un velours tissé dans les anciens ateliers vénitiens. Ces matières, si différentes, partagent une même qualité : elles captent la lumière. C’est précisément cette sensation que Buccellati transpose dans l’or.
Depuis toujours, la Maison entretient un rapport singulier avec le métal. Sous les mains de ses artisans, il se grave, s’ouvre et s’affine jusqu’à perdre son apparente rigidité. La technique Honeycomb, signature de Buccellati, en est l’expression la plus éloquente. Découpée alvéole après alvéole, elle transforme l’or en une dentelle architecturée où les pleins répondent aux vides avec une étonnante fluidité. Les gravures Rigato viennent ensuite animer chaque surface d’un jeu de lumière presque textile.
Les cinq parures composent une promenade à travers Venise plutôt qu’une succession de bijoux. Serenissima laisse éclore des feuillages sertis de diamants au cœur d’une résille d’or blanc. Torcello construit un paysage de formes géométriques où l’or jaune dialogue avec des motifs sertis de diamants. San Giorgio révèle toute la finesse de la dentelle métallique, tandis que Giudecca mêle l’or jaune, l’or blanc et les diamants taille rose dans une composition qui évoque les étoffes précieuses de la Sérénissime. Plus aérienne encore, Lido ouvre ses motifs ajourés comme autant de fenêtres laissant circuler la lumière.
Les bracelets prolongent cette recherche de souplesse, presque inattendue dans un métal aussi précieux, tandis que les boucles d’oreilles semblent suspendre les diamants dans un délicat réseau d’or.
Avec Serenissima, Buccellati rappelle que la Haute Joaillerie ne consiste pas seulement à magnifier des pierres rares. Elle peut aussi préserver une mémoire. Celle des gestes, des matières et d’une ville qui, depuis des siècles, inspire les artistes autant qu’elle nourrit l’imaginaire. Ici, Venise ne s’admire pas : elle se porte.






