Des perles Mabé conservées pendant plusieurs décennies aux morganites aux reflets poudrés, jusqu’aux tourmalines Paraíba aux éclats bleu électrique, TASAKI compose une nouvelle histoire de la Haute Joaillerie, entre mémoire, couleur et mouvement.

Collier Tourmalines Paraíba
Platine, Tourmalines Paraíba et Diamants
© TASAKI
Certaines créations commencent par un dessin. D’autres prennent naissance bien plus tôt, dans une découverte, une récolte ou une matière patiemment conservée. Chez TASAKI, les dernières pièces de Haute Joaillerie s’inscrivent dans cette temporalité particulière, où le savoir-faire dialogue avec l’histoire de la Maison.
La perle Mabé en est l’un des chapitres les plus emblématiques. En 1970, TASAKI met au point la reproduction artificielle de l’huître Mabé, alors fragilisée par les difficultés de culture et le déclin de l’espèce. Cette avancée permet de préserver sa production tout en installant la Maison comme une référence dans l’univers de cette perle reconnaissable à sa silhouette bombée et à ses irisations changeantes. Des perles conservées comme un trésor. Il y a plusieurs décennies, lorsque TASAKI exploitait sa propre ferme perlière dans le golfe Persique, quelques perles Mabé d’un diamètre supérieur à 30 millimètres furent récoltées. Une dimension rare pour la Mabé. Plutôt que de les transformer immédiatement, la Maison choisit de les conserver dans ses ateliers de Kobe. Elles y sont restées durant de longues années, dans l’attente d’une création capable d’en révéler la présence.
Aujourd’hui, ces perles prennent place dans un collier dont seuls deux exemplaires ont été réalisés. L’un a été acquis avant même son achèvement. L’autre devient l’unique pièce destinée à rejoindre l’Europe.
Au-delà de sa valeur joaillière, cette création raconte une histoire de patience. Elle relie l’héritage perlier de TASAKI à une vision contemporaine, où le temps devient lui-même une matière de création.
Avec la parure Morganite, TASAKI explore une palette plus douce, une lumière poudrée. Les nuances rosées des pierres se déploient dans un dégradé subtil, rythmé par l’alternance de tailles poire et ovale. Chaque morganite a été choisie individuellement puis associée aux autres afin de créer une transition chromatique continue. Autour d’elles, un ruban de platine serti de diamants gris accompagne la couleur sans la détourner. Ce choix donne à la composition une tonalité plus feutrée. Les diamants gris apportent profondeur et relief, tout en laissant les morganites occuper le centre du regard. Malgré son architecture sculpturale, le collier conserve une grande souplesse. Les pierres semblent flotter au cœur de la monture, tandis que les lignes suivent naturellement celles du cou. Une construction complexe, pensée pour disparaître derrière la fluidité du geste.
Enfin, la parure Tourmaline Paraíba change d’intensité. Ici, la couleur devient mouvement. Réunissant des tourmalines et des diamants, le collier plastron compose une mosaïque de bleus aux variations multiples. Les pierres, différentes par leurs formes et leurs dimensions, s’organisent dans une construction organique qui accompagne le décolleté. La structure, articulée avec précision, permet à l’ensemble de suivre les mouvements du corps. Le volume reste présent, mais la création conserve une sensation de souplesse et de légèreté.
À travers ces trois expressions, TASAKI révèle différentes façons de penser la Haute Joaillerie. La perle porte la mémoire d’une aventure scientifique et d’un patrimoine préservé. La morganite traduit la recherche d’une harmonie chromatique. La tourmaline Paraíba fait de la couleur une force en mouvement.






