Une surprise pour Noël, Esprit Joaillerie vous emmène aux Gobelins pour une expérience féerique.

Les Nouvelles Indes, l’Eléphant d’après Alexandre-François Desportes. Tapisserie de lice, manufacture des Gobelins. XVIII ème siècle

Produisant essentiellement pour le compte de l’état français, les manufactures (Gobelins, Beauvais et Savonnerie) sont rattachées au Mobilier national. Créée en 1662 par Louis XIV pour l’usage exclusif du roi, la manufacture des Gobelins est spécialisée dans la fabrication de tapisseries de haute lice, exécutées sur métier verticale.

Les Nouvelles Indes, l’Eléphant d’après Alexandre-François Desportes. Tapisserie de lice, manufacture des Gobelins. XVIII ème siècle
Détail

Le Mobilier national ouvre les portes de sa galerie d’exposition aux petits et aux grands pour célébrer la magie de Noël mettant en scène les célèbres fables de la Fontaine, les aventures de cape et d’épée, les inoubliables contes de Perrault. Du Petit Poucet à la Belle au bois dormant, des récits imagés à travers les collections du Mobilier national vous attendent.

Jean Veber
Le Petit Poucet
Manufacture des Gobelins 1920

Découvrons tapisseries, meubles et tapis, un savoir faire à la française, ouvrons grand les yeux dans un esprit de Noël.

Paul Follot et Jean Veber
Barbe Bleue
1920

Paul Follot et Jean Veber
Barbe Bleue Détail
1920

Paul Follot et Jean Veber
Le Chat Botté
Début XXème

Un très beau moment à partager, où mille et un détails sont à découvrir parmi les chefs d’oeuvre exposés.

Jusqu’au 6 janvier 2019

Noël aux Gobelins
Galerie des Gobelins
42 avenue des Gobelins 75013 Paris

Le musée du Louvre et le musée de l’Ermitage s’associent pour une exposition exceptionnelle autour de la collection du marquis de Campana, constituée pour l’essentiel entre les années 1830 à 1850.
L’exposition « Un Rêve d’Italie » rassemble de nombreux chefs-d’oeuvre archéologiques, peintures, sculptures, objets d’art, bijoux …

Plaque Campana, Terre cuite
Vers 1-50 ap. J.-C. Paris, musée du Louvre, département des Antiquités grecques, étrusques et romaines
© Musée du Louvre, dist. RMN – Grand Palais.jpg

Giampietro Campana, directeur du Mont de Piété de Rome, était l’une des figures les plus brillantes de la société romaine de son temps et un personnage romanesque.

Portrait de Giampietro Campana.
Denis-Auguste Raffet,
Rome, 8 février 1850. Paris, BnF, Département des Estampes, Réserve DC-189(F)-Fol

Il a rassemblé la plus importante collection privée du XIXème siècle, mais, entraîné par sa passion pour l’accumulation d’oeuvres d’art, il fut arrêté en 1857 pour malversations financières, condamné à la prison puis à l’exil.

Sa collection fut alors mise en vente.
La collection Campana a eu une importance majeure dans la définition culturelle et politique du patrimoine italien. Campana voulait montrer le génie italien, de l’Antiquité à l’époque moderne, réalisant une sorte de rêve d’Italie.

Buste d’Ariane
IIIème siècle av. J.-C
Falerii Novi, près de Civita Castellana.
Musée du Louvre, département des Antiquités grecques, étrusques et romaines
© Musée du Louvre

Campana a d’abord commencé par collectionner les antiques, comme l’avaient fait son grand-père et son père, et comme le faisaient traditionnellement les grandes familles romaines.

Il ne s’est pas contenté d’acheter sur le marché des antiques.
Poussé par une passion dévorante,  il a entrepris de nombreuses fouilles et a découvert des monuments majeurs. Il était désireux de rassembler les plus grands chefs-d’œuvre, mais pas seulement. Campana portait également de l’intérêt aux fragments, aux productions artisanales les plus modestes ainsi qu’aux objets du quotidien.
Laissant ainsi une véritable encyclopédie de l’artisanat antique.

Sarcophage, dit Sarcophage des époux. Cerveteri (nécropole de Banditaccia)
vers 520 – 510 av. J.-C.
© Musée du Louvre l Philippe Fuzeau (2)

Des vases antiques qui attestent de la circulation des productions de céramique dans la Méditerranée antique, des terres cuites qui n’avaient pas beaucoup intéressé les collectionneurs jusque-là.

Cratère en calice à figures rouges.
Musée du Louvre, département des Antiquités grecques, étrusques et romaines.
© Musée du Louvre, dist. RMN – Grand Palais Stéphane Maréchalle

Campana était aussi passionné de céramique aux belles couleurs, notamment les majoliques du 15e et 16e siècles.

Plat
Francesco Xanto Avelliplat, L’enlèvement d’Hélène
© RMN-Grand Palais (musée du Louvre) l Martine Beck-Coppola

La peinture, particulièrement les « primitifs italiens » tableaux du XIII, XIV et XVème siècle. Il est le seul à en avoir rassemblé autant.

Pietro di Domenico da Montepulciano.
Vierge de Miséricorde
© L’œil et la mémoire Fabrice Lepeltier

Depuis la Renaissance, les marbres formaient le coeur des grandes collections antiques en Italie, la Villa Campana rivalisa de statues monumentales.

Statue Vénus et Eros Musée de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg
© The State Hermitage Museum Alexander Lavrentyev

Il est aussi un des rares collectionneurs de verres antiques, étrusques et romains, qui seront les précurseurs des grandes productions vénitiennes de Murano.

Que dire du remarquable ensemble de bijoux, qui suscita l’admiration des visiteurs et l’intérêt des spécialistes de l’époque : la famille romaine de joailliers et de collectionneurs, les Castellani, travailla à leur restauration et s’en inspira pour créer des modèles à l’antique.

Collier à pendentif en forme de tête d’Achéloos. Vers 480 avant J.-C. .
Or
Collection Campana
© RMN

Boucle d’oreille à pendeloque en forme d’amphore.
Italie méridionale.
Grenat, Or
200-100 avant J.-C.
Collection Campana
© Musée du Louvre

Bague
Italie méridionale
Nicolo (Onyx), Email, Or
200-500 après J.-C.
Collection Campana
© Musée du Louvre

Les bijoux de la collection Campana seront exposés à Paris au palais de l’Industrie en 1862 puis au Louvre en 1863, devenant également une source d’inspiration pour la bijouterie française (Fontenay et Wiese) de la fin du XIXe siècle.

Bracelet serpentiforme
Provenance inconnue
Or
300 avant J.-C.
Collection Campana
© Musée du Louvre

Henri Vever décrivit dans « La Bijouterie française, au XIX ème siècle » cet engouement pour la joaillerie de style archéologique :
« La collection de Campana eut sur le bijou une influence directe et immédiate, car à peine avait-on pu l’entrevoir en 1861, avant même l’inauguration officielle, que déjà les bijoutiers en subissaient le charme et cherchaient à en tirer parti. »

Allez voir ce beau rêve d’Italie, cette superbe collection Campana. Un trésor de chefs-d’œuvre réunis au Louvre pour tous les goûts et dans tous les domaines à ne pas manquer.

Jusqu’au 18 février 2018

Musée du Louvre
Hall Napoléon
Louvre.fr

La Galerie Pierre-Alain Challier nous invite à découvrir l’exposition
« Miroir d’obsidienne ».

Mattia Bonetti
Miroir Beluga
Courtesy galerie Pierre-Alain Challier et Michel der Agobian, édition cub-ar

Esprit Joaillerie a eu le plaisir d’être guidée dans cette découverte par Michel der Agobian grand spécialiste de l’obsidienne et fondateur de Cub-Ar, éditeur d’objets précieux en obsidienne d’Arménie.

Michel der Agobian & Esprit Joaillerie devant le miroir d’Arik Levy

Surprenante, d’un beau noir profond, l’obsidienne s’illumine de marbrures, de gris, de vert et même de rouge.

Obsidienne Brut

Magique, elle était déjà utilisée par les Incas et Egyptiens de l’époque antique pour ses vertus divines.

Collier d’Obsidienne
Jean-Michel Othoniel Edition Unique

Cette belle pierre noire brillante, sculptée ou polie a séduit et inspiré quatorze artistes contemporains qui ont réalisé un miroir, un bijou, une oeuvre d’art en obsidienne, spécialement réalisés pour la Galerie
Pierre-Alain Challier et limités à 8 exemplaires.

Jean-Baptiste Sibertin

Arik Levy
Courtesy galerie Pierre-Alain Challier et Michel der Agobian, édition cub-ar

Josette Rispal

Hubert Le Gall

Une exposition étonnante, où l’obsidienne nous emmène de l’autre côté du miroir.

Romain Barré

« Un Miroir d’obsidienne »
Jusqu’au 12 janvier 2019
Galerie Pierre-Alain Challier
8 rue Debelleyme 75003 Paris
Du mardi au samedi de 11h à 19h

pacea.fr

 

Les éditions de La Martinière raconte l’histoire du célèbre joaillier Boucheron au travers du livre Boucheron Joaillier Libre.

Premier joaillier à s’installer place Vendôme, il y 160 ans, ce sont les coulisses de cette grande maison que nous découvrons.
De l’histoire du fondateur Frédéric Boucheron, en 1858, aux créations contemporaines, le lecteur est conduit dans les secrets des créations joaillières.

Novateur Frédéric Boucheron l’est résolument, l’Exposition Universelle de Paris lui offrira sa première médaille d’or. Il propose des bijoux inspirés par la nature, lançant une mode, de papillons de rubis, d’émeraudes, des fleurs d’églantines ornées de diamants…des rêves inspirés par la nature.
La plus emblématique de ses créations est le collier point d’interrogation, audacieux par sa technique et son esthétisme.

Collier Point d’Interrogation orné de feuilles de lierre en diamants, qui se transforme en traine de corsage, 1879
© Archives Maison Boucheron

Les créations contemporaines perpétuent cet esprit innovant de la maison Boucheron comme ces étonnantes bagues Nature triomphante réalisées à partir de véritables pétales de fleurs.

Bagues Fleurs Eternelles
En pétales naturels, séries d’un saphir padparadscha, spinelles noirs, saphirs violets sur titane et or rose. Pétales naturels, grenat spessartite, titane, or rose
© Archives Maison Boucheron

Le joaillier Boucheron continue de nous surprendre, sans jamais oublier l’exigence de la haute joaillerie, puisque l’audace a du génie, la nature n’est plus seulement représentée, elle participe ici à son propre rêve.
Un livre à découvrir, nous offrant de multiples séquences immergeant le lecteur dans l’histoire, les pierres rares, dessins et secrets d’ateliers de la haute joaillerie.

Dessin Bracelet Serpent en or jaune orné de deux têtes en diamants sertis sur platine, 1970
© Archives Maison Boucheron

Exposition Bvlgari « Tribute To Feminity » au Musée du Kremlin à Moscou à découvrir.

C’est tout le style Bvlgari sur plus de 100 ans qui s’offre au regard. Le goût de la beauté, l’artisanat raffiné sont présentés à travers plus de 500 pièces de la fin du XIXème siècle aux années 90.

Collier Bulgari porté par Sophia Loren.1994.
Rubis, Diamants, Or.

Dans le superbe écrin du Kremlin, inscrit au Patrimoine de l’UNESCO, Bvlgari retrace le lien entre ses créations et l’évolution du goût des femmes.

 La collection complète des bijoux Bvlgari ayant appartenu à Elisabeth Taylor est présentée, mettant en avant son goût certain et son oeil de collectionneuse. Grande amatrice des bijoux Bvlgari, elle en appréciait le style audacieux. C’est sur le tournage du film Cléopâtre que la mythique idylle Taylor Burton débuta. La légende dit qu’ils tombèrent instantanément amoureux l’un de l’autre au terme de la première scène. La boutique Bvlgari Via Condotti constituait l’une des cachettes préférées du couple star à Rome. Richard Burton décela rapidement sa fascination pour les bijoux et saisit toutes les opportunités qui se présentèrent à lui pour lui en offrir.
Comme ce sautoir en platine orné d’un saphir Briman pain de sucre de 65 carats et de diamants.

Sautoir Bulgari
Saphir Birman, Diamants, Platine.1969.

L’une des déclarations d’Elisabeth Taylor restées célèbres est « J’adore les pierres précieuses, mais ce n’est pas parce qu’elles m’appartiennent. On ne peut posséder la beauté, on ne peut que l’admirer. »

Le joaillier romain des stars dévoile d’autres bijoux exceptionnels de la collection Héritage de Bvlgari ayant appartenu à Anna Magnani (première actrice italienne à remporter un Oscar grâce au film La Rose taouée), Anita Ekberg ( La Dolce Vita de Fellni) ou encore Gina Lollobrigida.

Bague Bulgari « Trombino »d’Anna Magnani
Diamant Jaune de 25 carats, Diamants, Platine.

Parure Bulgari ayant appartenue à Anita Ekberg.
Saphirs, Diamants, Or. 1960.

Boucles d’oreilles ayant appartenu à Gina Lollobrigida.
Émeraudes, Diamants, Platine. 1964.

Le joaillier Bvlgari est un maitre incontesté de la couleur en associant comme nul autre les pierres précieuses, il offre des modèles ensoleillés et joyeux. Des combinaisons de couleurs vives qui incarnent l’esprit italien.

Collier Bulgari
Emeraudes, Rubis, Saphirs, Diamants, Or. 1967.

Collier Bulgari
Améthystes, Diamants, Email, Or. 1971.

Collier  Bulgari Turquoises, Diamants, Platine, Or. 1957. Pièce ayant appartenu à la Begum Om Habibeh Aga Khan.

« Ne choisissez pas ce que vous aimez, mais ce qui vous va. La discrétion est signe d’élégance. Tout le secret est dans les détails. » Begum Om Habibeh Aga Khan

Détails qui font que la haute joaillerie reste et restera un trésor de savoir-faire et d’histoire.

Collier Bulgari Tubogas 3 tons d’or Orné de pièces de monnaie ancienne.
1974

D’autres créations illustrent le style non-conformiste de Bvlgari qui répond aux souhaits des femmes voulant surprendre en proposant des ornements qui ne passent pas inaperçus.
Icônes de la maison, innovantes et surprenantes, comme Tubogas, Monete, Parentesi ou encore Serpenti qui subliment les femmes dynamiques.

Sautoir Bulgari en or et Pièces de Monnaies Byzantines.
1975.

Tubogas Bulgari Choker 2 Tons d’Or, orné de pièces de monnaies Grecques en argent. 1974.

Montre Bulgari Serpenti
Diamants, Rubis, Or. 1954

Montre Bulgari Serpenti
Diamants, Or. 1955

Collier Bulgari « Parentesi » Diamants, Or.Vers 1982.

Une exposition qui offre la possibilité à chacun de découvrir des pièces inédites, jamais exposées au public.

Bulgari Tribute to Femininity
Musée du Kremlin, Moscou
jusqu’au 13 janvier 2019

kreml.ru