Les mots du bijou et de la pierre, définis par une experte gemmologue : taille, sertissage, poinçons, traitements et vocabulaire des perles. Chaque définition tient en trois lignes et dit ce que le terme change à l’examen d’une pièce.
40 termes définis
Mis à jour le
Les quatre critères utilisés pour évaluer un diamant : Carat (poids), Clarity (pureté), Color (couleur) et Cut (taille).
Perte de matière sur une arête ou une facette, due au frottement. Sur un diamant ancien, elle se lit d'abord sur le rondiste et la culasse.
Éclat propre au diamant, le plus vif des éclats non métalliques.
Ornement de tête souvent en forme de plume. Très en vogue en 1925 : sur une base fixe, un bouquet de fines tiges plus ou moins mobiles au bout desquelles sont fixés des motifs de joaillerie.
Perles de culture d'eau de mer traditionnelles du Japon.
Mélange de métaux. En joaillerie, l'or pur est allié au cuivre, à l'argent ou au palladium pour la dureté et la couleur.
Type de fermoir sécurisé pour les boucles d'oreilles, dont le mécanisme à ressort s'active par pression.
On les retrouve à chaque extrémité d'une chaîne ou d'un collier. Le premier est soudé à la dernière maille, à un bout. Le second, de l'autre côté, creux, est muni d'un ressort interne qui lui permet de s'ouvrir et de se fermer sur l'anneau de bout, par simple action d'un petit ergot.
Association visuellement parfaite (forme, couleur) de deux gemmes.
Phénomène optique recherché, dû à des inclusions formant une étoile lumineuse à 4, 6 ou 12 branches, mobile. Il apparaît à la surface d'une pierre souvent de taille cabochon, lorsque celle-ci est éclairée par une source de lumière directe.
Taille rectangulaire à facettes. Utilisée en calibré, elle sert souvent plus le dessin que l'éclat.
Perle de forme irrégulière, due au caprice de la nature.
Broche longue et fine, souvent en platine, très en vogue de 1900 à 1930. Ligne ou motif central de pierres ou de perles, d'une longueur de 4 à 10 cm.
Anneau, mobile ou fixe, qui relie un pendentif à sa chaîne. Sa forme ou sa soudure peut être un indice de transformations.
Taille ronde de 57 ou 58 facettes. C'est la taille de diamant classique et la plus populaire, inventée par Marcel Tolkowsky en 1919. Elle est obtenue à partir de calculs mathématiques qui ont optimisé la brillance et le feu du diamant.
Aussi appelées précelles : pinces fines permettant d'agripper et de manipuler les gemmes en sécurité.
Taille de pierre polie et arrondie, souvent utilisée pour des pierres très incluses ou opaques. Le nom vient de « caboche », qui signifie tête, par analogie avec la forme bombée semblable à une bosse.
Pierres taillées sur mesure pour épouser exactement le dessin de la monture, sans jour entre elles.
Pierre gravée en relief afin de mettre en valeur les couches diversement colorées. Les sujets sont divers : animaux, scènes, paysages, profils d'homme ou de femme. Le camée peut être gravé dans une matière unicolore : émeraude, améthyste, lapis-lazuli, corail, coquillage. Porté depuis l'Antiquité, il connaît avec la Renaissance une nouvelle vogue qui se poursuit jusqu'au XIXe siècle.
Petit fil d'or, d'argent ou de cuivre, enroulé en spirale, qui protège le fil de soie d'un collier de perles près des anneaux du fermoir.
Unité de poids utilisée pour les gemmes : 1 carat égale 0,20 g. Le mot vient de la graine du caroubier ; dans l'Antiquité, les marchands utilisaient ces petites graines comme contrepoids naturel pour peser l'or et les pierres précieuses.
Bijou utilitaire qui, dans sa forme la plus ancienne, soutenait quantité de petits objets suspendus. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, elle servait surtout à accrocher la montre, sa clé et le cachet. Parfois en or, mais le plus souvent en argent, en acier, en pomponne ou en laiton doré. Elle se compose à l'avant d'un motif ornemental formé d'un ou plusieurs éléments articulés, parfois émaillés et enrichis de pierres.
Partie d'un bijou qui comporte des griffes, pour sertir une pierre.
Phénomène optique qui produit une raie lumineuse brillante et mobile à la surface d'une pierre, rappelant la pupille d'un félin.
Un collier choker est composé de perles de même taille, alors que dans un collier en chute, elles partent en dégradé à partir de la perle centrale, qui est la plus grosse.
Broche apparue au début du XXe siècle et très à la mode entre les deux guerres, typique des bijoux 1930. Le clip est remarquable par sa fixation au vêtement, grâce à un système de charnière qui pince le tissu. Parfois, deux éléments réunis par une armature invisible et amovible formaient les broches dites « double-clips ».
Plan de moindre cohésion selon lequel une pierre se sépare nettement. Le diamant en possède quatre : bien qu'il soit le minéral le plus dur du monde à la rayure, il présente une fragilité mécanique le long de ces plans.
Serti dans lequel le métal entoure entièrement la pierre. Le plus ancien et le plus protecteur.
Boucles d'oreilles en forme d'anneau.
Partie inférieure d'une pierre taillée, sous le rondiste. Sa pointe peut être tronquée en petite facette.
Variation de couleur selon l'axe d'observation, sur les pierres biréfringentes. Un test d'identification simple à la loupe polarisante.
Petites boucles d'oreilles dont le fermoir est à charnière ou à crochet qui se clipse à l'arrière. Elles sont conçues à l'origine pour être gardées la nuit sans gêner le sommeil.
Pierre composite assemblée en deux parties collées, dont l'une seulement est précieuse. Se détecte à la jonction, immergée.
Pour les pierres précieuses, la dureté est la résistance aux rayures, et non aux chocs. Elle est établie selon l'échelle de Mohs. Le diamant est aujourd'hui considéré comme la pierre précieuse la plus dure.
Ornement de front. À l'origine un fin ruban de velours ou de soie entourant la tête, puis une chaîne d'or au centre de laquelle est fixée une pierre ou une perle. Elle doit son nom à la plus célèbre de ses porteuses, « La Belle Ferronnière » peinte par Léonard de Vinci. Au XIXe siècle, entre les règnes de Charles X et de Louis-Philippe, elle accompagnait les coiffures en bandeaux.
Décomposition de la lumière blanche en couleurs spectrales par la pierre taillée. C'est ce qui fait scintiller un diamant de reflets colorés.
Ancêtre de la broche, la fibule est une agrafe qui servait à fixer et maintenir les vêtements drapés, tuniques ou capes, de l'Antiquité au Moyen Âge.
Émission de lumière sous rayonnement ultraviolet. Sur le diamant, elle est fréquente et sans incidence sur sa solidité.
Aussi appelé glace : plan de séparation induit dans une pierre par un défaut de cristallisation ou un choc, subi par exemple à l'extraction ou au polissage, qui y génère une sorte de tache ou de bande blanche translucide.
L'art de la gravure des pierres fines ou dures. Il se divise en deux techniques : la gravure en relief, le camée, et la gravure en creux, l'intaille.
Motif en relief arrondi et allongé, travaillé au repoussé ou à la fonte. Sert à donner du volume.
Petite perle de métal levée au burin pour retenir une pierre. Le serti grain demande une main très sûre.
Tige de métal rabattue sur la pierre. Quatre à six griffes selon la taille ; leur position expose ou protège la table.
Imprégnation des fissures d'une émeraude par une huile incolore naturelle. Traitement ancien.
Élément étranger, cristal ou fissure, présent à l'intérieur d'une gemme. Sur l'émeraude, on parle de jardin.
Travail de gravure en creux exécuté à la surface d'une pierre. Les sujets traités sont divers : visages, animaux, monogrammes, scènes mythologiques. Les pierres en intaille ornent généralement des bagues ou des cachets destinés à marquer la cire d'une empreinte personnalisée. Si la plupart ont été faites en pierres dures opaques, les pierres transparentes (cristal de roche, aigue-marine, améthyste) ont également été utilisées.
Ensemble des inclusions d'une émeraude. Son aspect est un indice d'origine géographique autant qu'un critère de pureté. Les inclusions trois phases sont caractéristiques des émeraudes de Colombie.
Qualité de la réflexion à la surface d'une perle. Premier critère de valeur, avant la taille et la forme.
Couche organo-minérale sécrétée par le mollusque. Son épaisseur détermine la durabilité et la profondeur du lustre.
Irisation propre à la nacre, produite par la diffraction entre ses couches. Distinct du lustre, qui est un reflet de surface.
Métal naturellement blanc, rare, de la famille du platine, qui ne s'oxyde pas. Étant très cher, il est rarement employé pur, mais comme alliage dans les métaux, pour l'or blanc 750 millièmes par exemple.
Diamant d'une pureté et d'une eau exceptionnelles, sans défaut visible. Le terme désignait autrefois les pierres de plus de cent carats.
Partie inférieure d'une pierre taillée, entre le rondiste et la culasse. Ses proportions commandent le retour de lumière vers l'œil.
Roche à grands cristaux, communément de composition granitique (feldspath, quartz et micas) qui peut contenir de nombreuses pierres précieuses comme les tourmalines, la topaze ou le béryl.
Perle qui se forme dans un mollusque d'eau de mer ou d'eau douce, avec intervention humaine.
Perle naturelle, gemme organique qui se forme dans un mollusque sans aucune intervention humaine.
Papier classique, parfois doublé et plié de façon à contenir et transporter, en sécurité, des gemmes dûment identifiées.
Petite marque officielle apposée sur un objet pour certifier la nature et la pureté, le titre, d'un métal précieux.
Signature légale et unique d'un artisan, joaillier ou atelier, apposée sur un objet en métal précieux.
Étape de fabrication d'un bijou qui consiste à rendre uniforme sa surface et à le faire briller. Elle intervient après que les plus grosses marques ont été effacées, marques causées par les outils lors de la fabrication, comme les pinces ou le maillet.
Bain de rhodium qui permet à l'argent ou à l'or blanc d'être plus brillant et plus blanc.
Type de collier à la mode au XVIIIe siècle, où l'on raffolait de son effet à la lumière des bougies. La rivière est un collier souple, où les diamants sont sertis dans des chatons disposés en continuité : en argent rehaussé d'or, puis en platine et or gris. Par extension, on appelle rivière tous les colliers et bracelets où les pierres sont montées en ligne.
Ceinture de la pierre taillée, à la jonction de la couronne et du pavillon. C'est là que se prend le diamètre, et là que se lisent les premières usures.
Taille ancienne à base plate et dessus facetté en pointe, sans pavillon. Elle éclaire les bijoux du XVIIe au XIXe siècle, à la lumière des bougies.
Ornement de turban traditionnel de l'Inde moghole. Porté par les maharajas, le sarpech est serti de pierres précieuses.
Le sertissage est l'opération méticuleuse par laquelle le sertisseur enchâsse une pierre dans sa monture.
Facette supérieure, la plus large, d'une pierre taillée. Sa proportion influence directement l'éclat.
Taille de diamant dont la table est souvent plus petite, avec peu ou pas de symétrie des facettes, souvent très irrégulière.
Proportion de métal pur contenue dans un alliage, exprimée obligatoirement en millièmes en France et en Europe depuis 1995. 750 ‰ pour l'or 18 carats : 75 % d'or pur et 25 % d'alliage de métaux (argent, cuivre, palladium) selon la couleur de l'or.
À l'origine, la bague Toi et Moi était composée d'une perle et d'une pierre, montées sur un corps croisé. Par extension, toute bague offrant deux pierres en vis-à-vis porte ce nom chargé de messages prometteurs.
Colliers ou bracelets d'origine celte, spécifiques par leur aspect massif et rigide. Ils sont constitués d'un anneau non fermé, dont chaque extrémité est terminée par un motif décoratif plus volumineux, abstrait (disque ou boule) ou figuratif, comme une tête d'animal. Si l'on ne trouve plus les authentiques bijoux celtes, la bijouterie moderne en a conservé la forme et le nom.
Se dit d'une gemme dont la couleur ou la pureté a été modifiée : chauffage, diffusion, irradiation, remplissage. La mention est obligatoire.
Bijou dont la monture vibre au moindre mouvement. Signature des parures du XIXe siècle.
Tige conique qui sert à mesurer le diamètre des bagues.
Argent recouvert d'une couche d'or d'au moins cinq microns. Réglementé, il ne doit pas être présenté comme de l'or.