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Esprit joaillerie vous emmène au musée de la Légion d’honneur.
Situé rive gauche en face du célèbre musée d’Orsay, le musée de la Légion d’honneur propose aux visiteurs de très nombreux trésors.

C’est en 1925 que le musée est créé par le général Dubail, grand chancelier de la légion d’honneur, afin de rendre hommage à la gloire des Français et des étrangers éprouvés par la Grande Guerre.
Le musée de la Légion d’honneur présente une collection unique de décorations couvrant mille ans d’histoire à travers le monde. Ainsi sont réunis les ordres chevaleresques religieux et militaires, les ordres royaux, la Légion d’honneur, les colliers de la Légion d’honneur, les ordres européens, les ordres du monde, la médaille militaire et l’ordre national du mérite.

Collier Légion d’Honneur Actuel

Collier Légion d’Honneur
Ier Empire

Vue du Musée
Salle Légion d’Honneur

Amoureux de beaux objets, amateurs d’histoire, passionnés de la
Légion d’honneur et du Premier Empire ou tout simplement curieux, découvrons ensemble quelques uns de ces objets remarquables aux dimensions historiques, artistiques et sociologiques.

Attribué à Bruno « de Messine », ce pendentif de l’ordre de Malte date du milieu du XVIIème siècle. Extrêmement rare, seulement quatre exemplaires sont connus à ce jour : Deux dans les collections Spada, exposés au musée de la Légion d’honneur, un au Victoria & Albert Museum et un dans les collections royales britannique.
L’emblème de l’ordre de Malte, une croix blanche à huit pointes, est très important dans l’histoire des ordres de chevalerie, il a inspiré la plupart des ordres européens.

Vue du Musée
Salle Légion d’Honneur

Collier de l’ordre de
Saint-Michel

Le collier de l’ordre de Saint-Michel a été créé en 1469 par Louis XI. Cet ordre devait concurrencer la Jarretière en Angleterre et la Toison d’or en Bourgogne.
Il avait pour symbole « le premier chevalier qui batailla victorieusement contre le dragon », et dont l’image figurait sur les étendards royaux depuis la Guerre de cent ans.

Collier de l’ordre de
Saint-Michel, Détail.

 Ce collier exceptionnel de l’ordre de saint-Michel date du règne de Louis XIV, il fut remis en 1661 à Marinus van Stavenisse, notable hollandais de la ville de Zlerikzee, à une époque où l’ordre avait perdu de son importance. La plupart des colliers, devant être rendus au décès du récipiendaire, disparurent à la Révolution, où l’ordre fut aboli et les insignes fondus. Seul trois exemplaires sont connus aujourd’hui, un conservé au palais de Het Loo, à Apeldoorn, un au Rijksmuseum d’Amsterdam et celui-ci, au Musée de la Légion d’honneur, déposé par une famille hollandaise.

Salle Légion d’Honneur

Créé en 1693 par Louis XIV, l’ordre de Saint-Louis inaugure le principe de la chevalerie de mérite militaire.

Insigne de Grand Chevalier
de Saint-Louis

Il est divisé en trois grades et récompense les officiers,
nobles ou roturiers.
Cet insigne est celui reçu par le chevalier d’Eon sous le règne de
Louis XV. Diplomate, espion et soldat, il est principalement connu pour son goût pour le travestissement. Il s’agit d’un excellent exemple des histoires extraordinaires qui se cachent derrière chaque décoration.

Portrait du Chevalier d’Eon
et Insigne de chevalier de Saint-Louis.

Celle-ci lui fut remise lors de négociations de la fin de la guerre de
Sept ans, après avoir subtilisé le contenu secret du porte-documents du sous-secrétaire d’Etat Wood de sa majesté britannique et l’avoir envoyé à Versailles. Le chevalier d’Eon profita de la faiblesse de celui-ci pour le vin de Bourgogne.

Insigne de chevalier de Saint-Louis du chevalier d’Eon.

« Dragon à l’armée et au cabinet » d’après les mots du duc de Brissac, le chevalier d’Eon reçut cet insigne alors qu’il ne possédait pas les dix ans de service normalement requis « pour être susceptible de cette grâce ».

Vue du Musée

Insigne de Grand Aigle du Maréchal Ney

Cette étoile, non pommetée et environnée d’une couronne de feuillage ininterrompue, est un insigne de grand aigle inédit à ce jour. Il diffère des modèles « règlementaires » dont le musée expose, entre autre, les exemplaires du maréchal Lannes et de Jean-Etienne Portalis.

Maréchal Lannes

Jean-Etienne Portalis

L’insigne de Grand Aigle du Maréchal Ney est un bijou composite, car modifié à plusieurs reprises en fonction du cours des événements, et illustrant donc fidèlement la parcours du maréchal à travers les différents changements de régime.

Il fut transformé dès 1806 par l’ajout d’une couronne. Les centres furent ensuite changés une première fois (figure d’Henri IV à l’envers et fleurs de lys au revers) lors du ralliement de Ney à la première Restauration en 1814. Puis une seconde fois lorsqu’il embrassa à nouveau la cause napoléonienne. Il s’agit ainsi d’un rarissime exemple de centres des Cents Jours, comportant la légende
« NAPOLEON.EMPEREUR.DES.FRANCAIS »

Insigne de Grand Aigle du Maréchal Ney

« Miroir d’Histoire et de société », cette décoration entra dans l’Histoire en servant de pièce à conviction pour le maréchal Ney, qui entendait prouver la non-préméditation de son ralliement à Bonaparte.
Il déclara devant la chambre des pairs : « M. de Bourmont prétend que je portais une décoration de Bonaparte. J’ai conservé celle du Roi devant Bonaparte, et jusqu’à mon retour à Paris (le 20 mars), où mon bijoutier m’en a fourni de nouvelles ; on peut le faire entendre».
M. Cailloué, bijoutier au Palais Royal, fut appelé à témoigner le lendemain et présenta son registre de compte avec la mention du changement des médaillons de deux croix grand cordon pour 50 francs au 25 mars, ce qui ne permit cependant pas de sauver le maréchal.

Vue du Musée
Salle des Ordres Étrangers

Créé en 1348, l’ordre de la Jarretière est l’un de plus anciens et des plus prestigieux ordres de chevalerie encore existant. Son histoire, mêlant légende et histoire médiévale est très intéressante.
Sa célèbre devise « honi soit qui mal y pense » aurait été prononcée par le roi Edouard III lors d’un bal de la Cour, voyant les sourires ironiques de ses courtisans alors qu’il se relevait après avoir ramassé la jarretière de la comtesse de Salisbury. Cette devise se réfère en réalité aux revendications de ce roi sur la couronne de France (liées à la Guerre de cent ans), signifiant « maudit soit celui qui pense que je ne suis pas le vrai roi de France » et la jarretière, élément de l’équipement militaire du chevalier, renvoie à une symbolique d’union entre les couronnes de France et d’Angleterre.

« Petit George » de l’ordre de la Jarretière
(Royaume-Uni)

Cet insigne, aux dimensions impressionnantes (15,3 cm de hauteur), date du début du XIXème siècle. Alors qu’en Angleterre est apparu le courant Néo-gothique, de nombreuses joutes, à l’image des tournois médiévaux, sont organisées. C’est à cette occasion que cet insigne « fantaisiste » aurait été commandé.

Salle des Ordres Étrangers

 L’insigne de l’ordre de la Toison d’or (modèle autrichien) ayant appartenu au prince Karl Anselm de Thurn und Taxis (1733-1805)  fut remis à celui-ci en 1775.

Ordre de la Toison d’Or

Il illustre parfaitement le double sens du mot « décoration ». Véritable bijou d’apparat, il possédait plusieurs parures pour sertir la Toison d’or, en fonction des tenus du prince (diamant jaune, émeraude, etc.)

Salle des Ordres Étrangers

L’ordre du royaume de Thaïlande, ordre des neufs gemmes, est mis en place au cours du XIXème siècle. Il s’inspire de la croyance en l’influence bénéfique des astres sur la destiné des hommes, tirée de la tradition hindouiste.

Ordre des Neufs Gemmes

Dans cette conception de l’univers, chaque pierre capte l’influence positive d’un des neuf astres qui entourent la terre.
Voici la correspondance des gemmes : le rubis pour le soleil, le diamant va à venus, la perle à la lune, le corail pour mars, le zircon est le point d’intersection ascendant de la course de la lune par rapport au soleil, le  saphir est lié à saturne,  l’oeil de chat au point d’intersection descendant de la course de la lune par rapport au soleil,  le saphir à jupiter et enfin  l’émeraude pour mercure.

Ordre des Neufs Gemmes

Il est à noter que parmi les insignes reçus, seul les hommes portent cette bague, à l’index droit.

Vue du Musée

Pour terminer cette première visite du musée de la légion d’honneur, voici un portrait du prince Romuald Vladislav Konstantinovitch Giedroïtze, chambellan de la cour, maréchal de la noblesse du district de Troki et attaché au ministère de l’Éducation Publique.

Ce chambellan russe porte une invraisemblable combinaison d’ordres, illustrant la prolifération des décorations à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. L’aspect caricatural de cet excès sera en France l’une des raisons de la création de l’ordre national du Mérite, le 3 décembre 1963. Les armoiries sont celles de la famille Guedroïtze.
La devise « VITAM IMPEDERE VERO », qui signifie « consacrer sa vie à la vérité » est tirée d’un poème de Juvénal. Parmi les très nombreux insignes d’ordres étrangers, on peut noter la présence de la croix de chevalier de la Légion d’honneur (IInd empire), des Palmes académiques, et de l’ordre royal du Cambodge, devenu ordre colonial français en 1896.

Esprit Joaillerie vous conseille vivement la visite de ce « bijou historique ». Il séduira petits et grands qui ne resteront pas indifférents face aux merveilles du Musée de la Légion d’honneur.

Vue du musée

Mes remerciements à Tom Dutheil, attaché conservateur du musée, pour ses passionnantes anecdotes historiques lors de ma visite.

Musée de la Légion d’Honneur
2 rue de la Légion d’Honneur 75007 Paris
Du Mercredi au Dimanche 13h à 18h

www.legiondhonneur.fr

 

Sophie Rubel est issue d’une célèbre lignée de joailliers et diamantaires. Créative et audacieuse, elle a su faire renaître la Maison de haute joaillerie John Rubel de ses ancêtres. Les créations des frères Rubel sont toujours recherchées pour leur style, leur mélange de pierres de couleurs
(turquoises et rubis…), ou encore les ravissantes broches ballerines.

Broche Ballerine John Rubel.1945 Diamants, Turquoises, Rubis, Or.

Broche Ballerine John Rubel.1945
Diamants, Turquoises, Rubis, Or.

Ces créations ont séduit également les grands joailliers et plus particulièrement la maison Van Cleef & Arpels pour qui la Maison Rubel réalisera de nombreuses pièces. Aujourd’hui, cette maison est de retour grâce à Sophie Rubel. Après avoir retrouvé des dessins elle eu l’idée, avec son associé Eric Schneider, de faire revivre ce savoir-faire. Sophie a célèbré le centenaire de John Rubel avec des créations inspirées de la personnalité de femmes remarquables et respectant l’ADN de la Maison, à travers une collection intitulée « Vie de Bohème ».
Esprit Joaillerie est ravi de vous faire partager sa rencontre avec Sophie Rubel présidente et directrice artistique de John Rubel.

Sophie Rubel &
Esprit Joaillerie

 

Quelle est votre pierre préférée ?

Un beau rubis, ou un diamant.

Bague John Rubel "La Divine" Rubis, Diamants, Or Blanc.

Bague John Rubel « La Divine »
Rubis, Diamants, Or Blanc.

Quel est votre bijou préféré ?

Je reste très bague.

Bague John Rubel "Mistinguett" Rubis, Émeraude, Diamants, Or Blanc.

Bague John Rubel « Mistinguett »
Rubis, Émeraude, Diamants, Or Blanc.

Qu’est ce qui vous a donné la passion du bijou ?

Une belle histoire de famille. Mon grand-père, Marcel Rubel, grand diamantaire, m’a appris le passionnant métier des pierres.
J’ai des souvenirs de vieux plis à trier, à ranger, d’inscriptions à gommer. Je participais un peu à la vie de la société. C’était une sorte de transmission de savoirs.

Bague John Rubel "Zsa Zsa" Tourmaline, Diamants, Or Blanc.

Bague John Rubel « Zsa Zsa »
Tourmaline, Diamants, Or Blanc.

Une créations ancienne de la Maison Rubel ?

Ce bracelet des années 1940.
C’est le seul bracelet que je pourrais porter sans m’en lasser.
Il a du volume, de l’audace et beaucoup de technique.

Bracelet "Rouleau" 1945. Saphirs, Rubis, Diamants, Or. En Vente chez FD Gallery New York.

Bracelet « Rouleau » 1945.
Saphirs, Rubis, Diamants, Or.
En Vente chez FD Gallery New York.

Qu’est ce qui guide vos créations ?

Les voyages, les couleurs des gemmes, l’air du temps …
Ce peut être l’éclat d’une émeraude ou le rouge profond d’un rubis.

Bague John Rubel "Liberty" Émeraude, Saphirs, Diamants, Onyx & Or Blanc.

Bague John Rubel « Liberty »
Émeraude, Saphirs, Diamants, Onyx & Or Blanc.

Un livre que vous n’avez pas oublié ?

Un livre sur le diamant, plus précisément une encyclopédie sur le diamant au Vénézuela. Ce livre m’a marqué. Il a été la source d’un exposé que j’ai réalisé au Lycée, exposé demandé aux élèves sur une de leur passion. J’avais choisi le diamant du Vénézuela. Le diamant, déjà une passion !

Bague John Rubel "Yoko" Diamants, Or Rose / Or Blanc.

Bague John Rubel « Yoko »
Diamants, Or Rose / Or Blanc.

Une musique que vous écoutez ?

« Carmen » de Bizet.
J’aime le côté sensuel de cette femme. C’est une femme forte qui ne connait pas la peur et affronte son destin.
Elle m’a inspiré pour la bague qui a inspiré son nom « Bleu Carmen ». Cette bague est un hommage aux danseuses dessinées par John Rubel.

Bague John Rubel "Bleu Carmen" Saphirs, Diamants, Or Blanc.

Bague John Rubel « Bleu Carmen »
Saphirs, Diamants, Or Blanc.

Qu’aimeriez vous réaliser ?

Pouvoir réaliser tous mes modèles !

Manchette "Bleu Carmen" © John Rubel

Manchette « Bleu Carmen »
© John Rubel

John Rubel
10 Place Vendôme 75001 Paris
+33 (0)1 70 37 57 77

johnrubel.com

Sophie Rubel

Connu pour ses gemmes d’exceptions, la maison Alexandre Reza a une clientèle de connaisseurs. C’est Olivier Reza, fils du fondateur, qui poursuit la tradition en gardant à l’esprit la perfection.
Il propose une haute joaillerie contemporaine et innovante.

ALEXANDRE REZA

Esprit Joaillerie vous fait partager la visite des somptueux salons du joaillier Alexandre Reza Place Vendôme.

Collier Saphir Jaune, Émeraude, diamants, Or Jaune.

Collier Saphir Jaune, Émeraude, diamants, Or Jaune.

Boucles d'Oreilles Émeraudes, Rubis, Diamants, Or Jaune.

Boucles d’Oreilles Émeraudes, Rubis, Diamants, Or Jaune.

Bague "Facette Ebène" Émeraude Colombie 17,83 carats, Ébéne, Or.

Bague « Facette Ebène »
Émeraude Colombie 17,83 carats, Ébéne, Or.

Bracelet "Dune" Diamants, Nacre, Or Blanc.

Bracelet « Dune »
Diamants, Nacre, Or Blanc.

Boucle d'Oreille "Dune" Émeraudes, diamants, Or Blanc Sablé.

Boucle d’Oreille « Dune »
Émeraudes, diamants, Or Blanc Sablé.

Bague "Twist" Rubis Birman NC 7,03 carats, Diamants 4,72 carats, Or Blanc.

Bague « Twist »
Rubis Birman NC 7,03 carats, Diamants 4,72 carats, Or Blanc.

Boucles d'Oreilles "Chandelier". Rubis, Diamants, Or Blanc.

Boucles d’Oreilles « Chandelier ».
Rubis, Diamants, Or Blanc.

Bague, Boucles d'Oreilles "Spirales" et "Rubans"

Bague, Boucles d’Oreilles « Spirales » et « Rubans »

Boucles d'Oreilles" Rubans" Diamants, Or Jaune.

Boucles d’Oreilles « Rubans »
Diamants, Or Jaune.

ALEXANDRE REZA

Une collection très haute joaillerie qui fait la renommée de la
Place Vendôme.

www.alexandrereza.com

En janvier dernier, a eu lieu la présentation de haute joaillerie créée par Siti Zheng pour Maxim’s.
Mettre en avant un certain art de vivre, apporter une richesse culturelle c’est ce qu’aime Maxim’s. Étendre l’art de la gastronomie à celui de la joaillerie tel est la volonté de ce beau projet.
Siti Zheng a présenté sa collection à Esprit Joaillerie rue royale, adresse mythique de Maxim’s.

MAXIM'S

Voici un aperçu en commençant par la toute première réalisation de 2012 pour les 120 ans de la célèbre maison Maxim’s, »Les Pavots ».

Collier " Les Pavots de Maxim's" Premiére Réalisation. Jade, Opale de Feu, Diamants, Or. © ejcw

Collier  » Les Pavots de Maxim’s » Premiére Réalisation.
Jade, Opale de Feu, Diamants, Or.
© ejcw

Collier "Plume Dansante" Tsavorites, Saphirs, Diamants, Or. © ejcw

Collier « Plume Dansante »
Tsavorites, Saphirs, Diamants, Or.
© ejcw

Broche "Rêve" Citrine, Diamants, Perle, Or. © ejcw

Broche « Rêve »
Citrine, Diamants, Perle, Or.
© ejcw

Collier "Belle Otero" Jade, Opale de Feu, Diamants, Or. © ejcw

Collier « Belle Otero »
Jade, Opale de Feu, Diamants, Or.
© ejcw

Boucles d'Oreilles "Belle Otero" Jade, Opale de Feu, Diamants, Or. © ejcw

Boucles d’Oreilles « Belle Otero »
Jade, Opale de Feu, Diamants, Or.
© ejcw

Collier "Féerie" Tourmalines, Diamants, Or. © ejcw

Collier « Féerie »
Tourmalines, Diamants, Or.
© ejcw

Broche "Rêve" Tourmaline, Jade, Diamants, Perle, Or. © ejcw

Broche « Rêve »
Tourmaline, Jade, Diamants, Perle, Or.
© ejcw

Collier "Chemin Céleste" Amazonite, Corail, Tourmaline, Diamants, Or. © ejcw

Collier « Chemin Céleste »
Amazonite, Corail, Tourmaline, Diamants, Or.
© ejcw

Siti Zheng prés du collier "Mei" © ejcw

Siti Zheng prés du collier « Mei »
© ejcw

Collier "Mei" Corail, Perles tahiti, Diamants, Or. © ejcw

Collier « Mei »
Corail, Perles tahiti, Diamants, Or.
© ejcw

 Une collection originale et très nature, Esprit joaillerie suivra avec intérêt son évolution.

Esprit Joaillerie et la Maison Miller vous propose un voyage dans le temps, à l’époque Art Déco sur un air de charleston.

Cette période de l’Art Déco débute vers la fin de l’année 1910 jusqu’en 1939. Elle prend son nom de la première exposition internationale des arts décoratifs qui eut lieu en 1925 à Paris. Pendant 6 mois cette manifestation affichera conjointement l’architecture extérieure et la décoration intérieure. N’ayant pas l’ampleur de l’exposition universelle, elle réunit cependant pas moins de 21 pays qui ont comme parti pris, l’innovation.

© Cparama.com

© Cparama.com

Ce début du XXème siècle est marqué par un esprit de liberté, les artistes novateurs sont nombreux. Dans tous les domaines, peinture, littérature, musique, mode ou joaillerie s’exprime ce sentiment.

Fernand Léger "Les Clés" 1928 © DR

Fernand Léger
« Les Clés » 1928
© DR

Vers 1905, le style Art Nouveau si exhubérant qui lui précède perd de son aura, ce « style nouille » laisse la place à une forme d’art plus rigoureuse, symétrique et colorée car le monde se veut plus moderne.

© ejcw

© ejcw

 Cette mode faite de lignes bien nettes, de fleurs stylisées et de motifs  géométriques est résolument fonctionnelle.
Le poète Paul Géraldy dira : « l’Art Déco retrouve le sens de la vie, progresse vers sa perfection et atteint à une rigueur, à une unité, à un style digne de nos plus grandes époques. »

Véritable manifeste de la modernité, l’architecture est sobre et géométrique, elle retrouve donc son équilibre.

© ejcw

© ejcw

L’Art Déco s’impose en premier lieu dans les endroits où s’expriment les idées, les lieux de spectacles.
La façade des Folies Bergères, inscrite à l’inventaire des monuments historiques, réalisée par le sculpteur Maurice Picaud dit Pico en est un célèbre exemple.

© ejcw

© ejcw

On y voit la célèbre danseuse et mannequin russe, Lila Nikolska, dans le pur style Art Déco.

© ejcw

© ejcw

Le Grand Rex, une des plus grande salle de Paris, ouvre en 1934 avec une architecture emprunté au Radio City Music Hall de New York. Ce lieu mythique du cinéma parisien offre une façade imposante, ses concepteurs Auguste Bluysen, John Eberson et Henri-Edouard Navarre ont conçu un Art Déco du gigantisme, une mise en scène qui séduira le tout Paris.

© ejcw

© ejcw.

« La Coupole » célèbre café parisien, accueille les artistes et intellectuels des années folles, on y côtoie alors Jean Cocteau, Foujita, Giacometti, Zadkine, Man Ray, Aragon, Joséphine Baker…

La Coupole en 1930 © La Coupole / Flo

La Coupole en 1930
© La Coupole / Flo

Véritable trésor de l’Art Déco les « piliers » sont représentatif du lieu. Au nombre de 27, ces piliers sont recouvert de marbres et mosaïques, d’inspirations cubiste. Ils témoignent d’une époque où 27 peintres fidèles de la bohème de Montparnasse ont laissé leur empreintes.

Pilier "Dubreuil"

Pilier « Dubreuil »

La Coupole en 2017 Vue de la Salle et des Piliers.

La Coupole en 2017
Vue de la Salle et des Piliers.

Pour aller dans ces hauts lieux de la vie parisienne, il fallait suivre le style en vogue. Le milieu de la mode a tout de suite interprété ce nouveau courant proposant de nouvelles toilettes, un style « garçonne ». Les cheveux sont courts, ondulés coiffés d’un chapeau porté très bas sur le front.

Portrait de Elsa Schiaparelli par Man Ray 1933

Portrait de
Elsa Schiaparelli par Man Ray 1933

Publicité Chanel 1926 © Vogue

Publicité Chanel
1926
© Vogue

Dessin de modèle pour la Maison Jeanne Lanvin. 1920. Marguerite Porracchia © Photo Les Arts Décoratifs, Paris

Dessin de modèle pour la Maison Jeanne Lanvin. 1920. Marguerite Porracchia
© Photo Les Arts Décoratifs, Paris

Il s’agit de rester féminine, du confort mais avec du style!
Les robes sont précieuses, fluides et actives, les matières comme la soie, les plumes ou les fourrures sont prisées.

Paul Poiret, 1924. Robe Satin de soie, broderie de lame argent, fourrure de chinchilla, velours de soie. © Les Arts Décoratifs Paris / Jean Tholance. ADAGP, Paris

Paul Poiret, 1924.
Robe Satin de soie, broderie de lame argent, fourrure de chinchilla, velours de soie.
© Les Arts Décoratifs Paris / Jean Tholance. ADAGP, Paris

A cette époque les couturiers jouent un rôle influent, car créer une tenue est un moyen de s’exprimer. Cette importance de la mode est depuis lors toujours aussi présente.
L’élégance de la Parisienne faisait donc son existence ! Le snobisme pousse jusque dans les intérieurs où les noms comme : Bourdelle, Brandt, Catteau, Daum, Perriand, Poiret, Puiforcat, Ruhlmann, Sandoz…était garant de bon goût et d’un bon statut social.
On se doit d’être à la hauteur de ce « style total », ce que l’on exhibe à l’extérieur doit être comme son intérieur, élégant.

Charles Catteau 1924.

Charles Catteau 1924.

Puiforcat Légumier Argent, Jade. Vers 1925. ©Photo Les Arts Décoratifs, Paris/Jean Tholance.

Puiforcat
Légumier Argent, Jade.
Vers 1925.
©Photo Les Arts Décoratifs, Paris/Jean Tholance.

Baccarat Service Jets d'eau.1925 Présenté à l'exposition internationale des Arts décoratifs et industriels de Paris ©Patrick Schuttler / Baccarat

Baccarat
Service Jets d’eau.1925
Présenté à l’exposition internationale des Arts décoratifs et industriels de Paris
©Patrick Schuttler / Baccarat

Puiforcat Vers 1930 Pendulette Serre-Livre Argent, Marbre Rouge.

Puiforcat
Vers 1930
Pendulette Serre-Livre
Argent, Marbre Rouge.

Jean Dunand 1926 Manteau de Cheminée Bois Laqué Noir, Rouge et Brun, Coquille d'Oeuf © Sothebys

Jean Dunand 1926
Manteau de Cheminée
Bois Laqué Noir, Rouge et Brun, Coquille d’Oeuf
© Sothebys

Émile-Jacques Ruhlman Paire de Fauteuils "Crapaud" 1925 © Sothebys

Émile-Jacques Ruhlman
Paire de Fauteuils « Crapaud » 1925
© Sothebys

Vase Daum 1930

Vase Daum 1930

Max Le Verrier Panthère. 1925. © Bohnams

Max Le Verrier
Panthère. 1925.
© Bohnams

Edgar Brandt, Paravent. Vers 1930. © Atelier Forge & Design

Edgar Brandt, Paravent. Vers 1930.
© Atelier Forge & Design

L’art est perçu comme un moyen de vendre plus de production et où les progrès technologiques permettent une reproduction et une standardisation des objets.

Hochet pour Bébé Argent. Vers 1925 © ejcw

Hochet pour Bébé
Argent. Vers 1925
© ejcw

Vase Vers 1920

Vase
Vers 1920

Les accessoires de mode sont très répandus. Les poudriers luxueux, étuis à cigarettes, éventails, rivalisent avec les bijoux. Considérés comme un luxe, ils réhaussent le style.

Éventail Le Bon Marché (grand magasin parisien) 1925-1930 © Photo Les Arts Décoratifs /Jean Tholance

Éventail Le Bon Marché (grand magasin parisien)
1925-1930
© Photo Les Arts Décoratifs /Jean Tholance

Cartier Vanity Case Vers 1925 Onyx, Diamants, Or. © Christies

Cartier
Vanity Case Vers 1925
Onyx, Diamants, Or.
© Christies

Raymond Templier Étui à Cigarette, 1930. © Photo Les Arts Décoratifs /Jean Tholance

Raymond Templier
Étui à Cigarette, 1930.
© Photo Les Arts Décoratifs /Jean Tholance

Les bijoux de cette époque sont audacieux, éblouissants et souvent ludiques. Emprunts de nouveauté eux aussi, et cadencés par les créations de Jean Després, Jean Dunan, Suzanne Belperron, Boivin ou encore Raymond Templier.

Jean Després Bague Aigue-Marine, Diamants, Or, Platine. 1937. © Photo Les Arts Décoratifs /Jean Tholance

Jean Després
Bague Aigue-Marine, Diamants, Or, Platine.
1937.
© Photo Les Arts Décoratifs /Jean Tholance

Jean Dunand Bracelet Laque, Argent. 1924. © Sothebys

Jean Dunand
Bracelet Laque, Argent.
1924.
© Sothebys

Boivin Bracelet Cristal de Roche, Hématite, Or. 1930. © Sothebys

Boivin
Bracelet Cristal de Roche, Hématite, Or. 1930.
© Sothebys

Suzanne Belperron Broche Quartz Fumé, Saphirs Jaunes, Citrines, Or. 1935 © Sothebys

Suzanne Belperron
Broche Quartz Fumé, Saphirs Jaunes, Citrines, Or. 1935
© Sothebys

Jean Fouquet et Charles Girard. 1937. Bracelet Topaze, Or. ©Photo Les Arts Décoratifs /Jean Tholance.

Jean Fouquet et Charles Girard. 1937.
Bracelet Topaze, Or.
©Photo Les Arts Décoratifs /Jean Tholance.

Cette génération de bijoutiers s’inspire du cubisme, parfois du constructivisme russe pour donner des lignes épurées et architecturées.
Le bijou devient alors une sculpture.

Raymond Templier Broche Cristal de Roche, Onyx, Diamants, Platine. 1937 © Photo Les Arts Décoratifs /Jean Tholance

Raymond Templier
Broche Cristal de Roche, Onyx, Diamants, Platine.
1937
© Photo Les Arts Décoratifs /Jean Tholance

Raymond Templier Bague Diamants, Platine. 1937 © Photo Les Arts Décoratifs /Jean Tholance

Raymond Templier
Bague Diamants, Platine.
1937
© Photo Les Arts Décoratifs /Jean Tholance

Robert Mallet Steven Fonde en 1929 avec René Herbst, Stevens, Raymond Templier, Jean Puiforcat, Hélène Henry et Pierre Chareau l’Union des Artistes Modernes. Les membres de ce mouvement s’émancipent des notions décoratives pour se concentrer sur la fonction, la structure, exploiter de nouvelles matière et nouvelles techniques afin de les adapter à une vision moderne et revalorisée des arts décoratifs.

Les progrès techniques et scientifiques apportent de la vitalité, les bijoux empruntent alors à la mécanique et boulons, roulement à bille font partie intégrante du bijoux.

Jean Fouquet Bracelet "Roulement à billes" Métal Chromé, Ébonite. 1931.

Jean Fouquet
Bracelet « Roulement à billes » Métal Chromé, Ébonite. 1931.

Jean Després Bague Argent. Vers 1935

Jean Després
Bague Argent.
Vers 1935

Toujours plus modernes et surprenants, les joailliers se veulent aussi accessibles et il n’est pas rare de trouver des matériaux innovants comme l’argent, l’acier, l’aluminium, la bakélite, l’ébène, l’écaille et même le plastique. Y sont associées des pierres comme la topaze, la citrine, l’améthyste, le cristal de roche, l’émail ou encore le galuchat.

Gérard Sandoz Bague Argent, Or, Émail. 1928 © Photo Les Arts Décoratifs /Jean Tholance

Gérard Sandoz
Bague Argent, Or, Émail.
1928
© Photo Les Arts Décoratifs /Jean Tholance

Jean Després Argent, Or, Galuchat. © Primavera Gallery

Jean Després
Argent, Or, Galuchat.
© Primavera Gallery

Mais si l’art Déco apprécie la simplicité, il est aussi précieux, le style habituellement géométrique, voir abstrait laisse parfois paraitre des éléments réalistes comme des fleurs qui sont alors juste suggérées. Les coiffures découvrent les oreilles laissant ainsi une grande possibilité de création, des longs pendants aux boucles d’oreilles clip qui font leur apparition. Comme dans cette composition typique de l’Art Déco, où l’on voit une paire de boucles d’oreilles en platine sertie de diamants et une bague en platine sertie de diamants et d’onyx.

Maison Miller

Maison Miller

Maison Miller © ejcw

Maison Miller
© ejcw

Maison Miller Bague Diamants, Onyx, Platine. Vers 1925.

Maison Miller
Bague Diamants, Onyx, Platine. Vers 1925.

La « joaillerie blanche » est également très en vogue, en platine, sertie de diamants, leur géométrie permettait de multiples combinaisons.

Maison Miller Bracelets Art Déco Diamants, Platine. © ejcw

Maison Miller
Bracelets Art Déco
Diamants, Platine.
© ejcw

Maison Miller Broche Mauboussin Diamants, Platine. Vers 1929.

Maison Miller
Broche Mauboussin
Diamants, Platine.
Vers 1929.

A ces grands classiques de l’Art Déco de grands orfèvres français réalisent de véritables oeuvres d’arts miniatures, c’est aussi un triomphe de la couleur.

Boucheron Broche Jade, Lapis-Lazuli, Corail, Turquoise, Diamants, Platine. 1925 © Boucheron

Boucheron
Broche Jade, Lapis-Lazuli, Corail, Turquoise, Diamants, Platine. 1925
© Boucheron

Jacques Lacloche Bracelet Saphir, Diamants, Émail, Or, Platine 1935. © Sothebys

Jacques Lacloche
Bracelet Saphir, Diamants, Émail, Or, Platine
1935.
© Sothebys

Boucheron 1931 Bracelet Inspiration Africaine. Malachite, Ivoire, Purpurine, Or. © Sothebys

Boucheron 1931
Bracelet Inspiration Africaine.
Malachite, Ivoire, Purpurine, Or.
© Sothebys

Toujours géométriques, certaines réalisations présentent parfois une inspiration égyptienne ou orientale, un goût pour l’ailleurs, la mode est aux voyages.

Affiche Voyage Transatlantique du Paquebot Normandie.

Affiche Voyage Transatlantique du Paquebot Normandie.

Cartier Bracelet "Tutti Frutii" 1930 Rubis, Émeraudes, Saphires, Diamants, Platine. © Cartier

Cartier
Bracelet « Tutti Frutii »
1930
Rubis, Émeraudes, Saphires, Diamants, Platine.
© Cartier

Van Cleef & Arpels. Bracelet inspiré de la tombe de Toutânkhamon. Diamants, Rubis, Émeraudes, Saphirs, Onyx, Platine. 1924. © Van Cleef & Arpels

Van Cleef & Arpels.
Bracelet inspiré de la tombe de Toutânkhamon.
Diamants, Rubis, Émeraudes, Saphirs, Onyx, Platine. 1924.
© Van Cleef & Arpels

Van Cleef & Arpels Broche Inspiration Chinoise. Émeraudes, Saphirs, Rubis, Diamants, Onyx, Platine. 1924 © Van Cleef & Arpels

Van Cleef & Arpels
Broche Inspiration Chinoise.
Émeraudes, Saphirs, Rubis, Diamants, Onyx, Platine. 1924
© Van Cleef & Arpels

L’Art Déco reste un des styles les plus admirés du XX ème siècle.

Cette visite se termine, en gardant à l’esprit que le passé est sans cesse à redécouvrir et que le bijou suit l’histoire. On ne peut le comprendre que si l’on connait l’époque à laquelle il a été créé. Nous nous retrouverons très prochainement pour une nouvelle tendance…

ART DÉCO