MÉTÉORITES ENTRE CIEL ET TERRE

MÉTÉORITES ENTRE CIEL ET TERRE

Le Museum National d’Histoire Naturelle nous propose d’en découvrir un peu plus sur les pierres du ciel avec l’exposition
 » Météorites Entre Ciel et Terre ».
Esprit Joaillerie a traversé cet atmosphère, entre poussières d’étoiles et morceau de Lune, pour apprécier encore plus ces pierres célestes.

Chute de la météorite de Tcheliabinsk en 2013
© Константин Кудинов

Arrivant a plus de 20 kilomètres par seconde de l’espace, le météoroïde, est freiné par l’atmosphère. Avant de toucher le sol de notre planète, il va perdre plus de 90 % de sa masse par combustion laissant s’échapper une trainée lumineuse appelée météore. Ce n’est que lorsqu’il aura atteint le sol qu’il prendra le nom de météorite.

Ce sont ces pierres extraterrestres qui sont présentées.

Météorite de Caille trouvée en France

Découverte au XVIIème siècle, cette météorite de fer a tout d’abord été utilisée comme enclume, puis comme banc devant l’église du village de Caille dans les Alpes Maritimes. En 1829, le Muséum la fait transporter à Paris, en offrant en échange une horloge aux villageois. C’est la plus grosse météorite découverte en France. Elle pèse 625 kgs.

Presque toutes les météorites sont plus anciennes que nos roches terrestres, archives du passé, elles sont les témoins de la formation du système solaire, des planètes, de la lune et de la Terre.

Il existe plusieurs types de météorites. Les météorites indifférenciées (86%) appelées chondrites et les météorites différenciées (14%) avec les achondrites (météorites lunaires et martiennes), les météorites de fer et les météorites mixtes (pallasite, mélange de fer et d’olivines).
Les chondrites sont les roches les plus anciennes du système solaire, les achondrites lunaires et martiennes font rêver les amateurs d’espace, quant aux météorites de fer et les pallasites, elles sont parmi les plus spectaculaires.
Plus de 80 météorites sont présentées dans la deuxième partie de l’exposition afin de montrer toute leur diversité.

Chondrite

Pallasite

© MNHN_JC Domenech
Météorite de Fer

En déposant de l’acide sur une météorite de fer, des figures géométriques apparaissent : les figures de Widmanstätten. Ce n’est pas le cas sur un échantillon de fer issu de la métallurgie car ces figures sont caractéristiques d’un métal qui a mis des millions d’années à refroidir. C’est donc une méthode efficace pour reconnaître du fer météoritique.

Les météorites de fer témoignent des collisions qui ont mis à nu les noyaux de fer des astéroïdes dont elles sont issues. Elles permettent de préciser les conditions de la formation des coeurs métalliques des gros astéroïdes et des planètes. Une possibilité indirect d’étudier le noyau de la Terre.
Les météorites issues de la couche rocheuse des astéroïdes permettent d’étudier leur géologie.

Nébuleuse DG 129
© NASA / JPL-Caltech / UCLA

Pour terminer ce voyage dans l’espace et le temps, deux météorites sont exceptionnellement présentés et peuvent même être touchées : un bout de Lune et un morceau de Mars !

Alors jusqu’au mois de juin, venez toucher l’univers au Muséum National d’Histoire Naturelle.

Du 18 octobre 2017 au 10 juin 2018

Muséum National D’Histoire Naturelle
Grande Galerie De L’Évolution
36 rue Geoffroy Saint-Hilaire  Paris 5 ème

mnhn.fr